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Croire ou savoir ? PDF Imprimer Envoyer

Chronique philosophique

de Jacques Senécal

Croire ou savoir ?

On a tendance à opposer croire et savoir, foi et raison. Bien sûr. Et la philosophie est d’abord une affaire de raison puisque c’est une discipline dont la définition serait « une pratique théorique (mais non scientifique), qui a le tout pour objet, la raison pour moyen et la sagesse pour but ». Cela ne signifie pas que le philosophe rejette toute croyance, car il est souvent obligé de croire s’il ne peut absolument prouver. Et cela arrive souvent de penser sans preuve. Comment démontrer rationnellement la validité de la raison ? La raison n’a que la raison pour se défendre et se justifier, d’où un scepticisme presque obligatoire en philosophie et une modestie qui s’ensuit. Le croyant religieux, lui, a la chance d’avoir la Révélation comme vérité et, de plus, elle lui vient d’un Dieu tout-puissant. Sa foi est une grâce qui lui a été donnée, paraît-il. Le philosophe, lui, doit constamment se tenir en état de vigilance pour ne pas tomber dans la croyance simple ou pire, la superstition et, ainsi, omettre de chercher la vérité autrement que par ses seules forces.

 
UN GRAND MOMENT POLITIQUE PDF Imprimer Envoyer

UN GRAND MOMENT POLITIQUE

Par Réjean BONENFANT

Depuis les dernières décennies, l’idée de la souveraineté du Québec n’a jamais triomphé.  Le fédéralisme non plus ! pas plus le renouvelé que l’asymétrique, que le supposément rentable, ou encore le fédéralisme enculatif  de Gérald Godin. Nous n’avons pas encore un pays bien à nous, mais le Canada traditionnel continue de s’étioler. Grand mal lui fasse.

Nous vivons une période d’effervescence sans précédent. C’est qu’il s’en passe des choses sur la scène politique. Depuis cinquante ans,  LE RÊVE D’UN PAYS  s’est incarné dans des partis politiques. Je suis enclin à croire que ce n’est pas un parti politique qui va réaliser la souveraineté mais un ensemble de partis, d’individus et de tendances.

Depuis ces derniers cinquante ans, j’ai vu mourir le Crédit Social de Réal Caouette, j’ai vu s’éteindre l’Union Nationale de Maurice Duplessis, le RIN de Pierre Bourgault, le RN de Gilles Grégoire. Je vois agoniser l’ADQ, faible réincarnation du Crédit Social.

J’ai vu naître le Parti Québécois, le Bloc Québécois, le parti Vert ainsi que Québec Solidaire où sont rassemblés, sous ces diverses appellations, des personnes en attente d’un pays, d’un pays souverain, français, vert et laïc.

 
L'éveil de la jubilation PDF Imprimer Envoyer

L'éveil de la jubilation

Par Yves GAGNON

Peu de chroniqueurs politiques avaient prévu une majorité aussi confortable à Stephen Harper : 167 sièges conservateurs. Quatre années d'une majorité qui va laisser toute la latitude au parti pour mettre en place ses politiques de droite. Quatre années pour prioriser l'argent et le capital au détriment de l'écologie et de la santé, de l'éducation et de la culture. Quatre années pour programmer le peuple à consommer, à vibrer au sport professionnel et à manger gras. Quatre années pour rendre les citoyens encore plus indifférents, plus superficiels et plus matérialistes, de sorte que le mirage capitaliste demeure aux yeux d'une majorité la seule voie possible pour protéger son capital.

Deux jours après les élections, j'assistais, au CEGEP de Trois-Rivières, à une conférence de Hervé Kempf qui vient tout juste de publier au Seuil L'oligarchie ça suffit, vive la démocratie, un ouvrage dans lequel il décrit le glissement de nos sociétés vers une oligarchie, c'est-à-dire un régime « où un petit nombre, une étroite couche dirigeante, discute et adopte en son sein les décisions qu'il lui parait nécessaire de prendre. » Des décisions nécessaires pour maintenir leurs privilèges, leur opulence et leur contrôle. Selon monsieur Kempf, le phénomène date des années 1980 : « à partir de cette date, l'inégalité a crû de manière constante dans tous les pays occidentaux [...] le groupe des très riches a fait croître sa part des revenus beaucoup plus rapidement que l'ensemble de la société[...]».

 
Vous avez dit démocratie ? PDF Imprimer Envoyer

Vous avez dit démocratie ?

Par Réjean BONENFANT

Il n’y a rien de plus rétrograde que cette idée de la démocratie qui veut que l’on respecte à tout prix les différentes sauces dans lesquelles on la sert. Nous avons souvent entendu des élus dire que si cela ne convient pas à une population donnée, elle nous changera dans quatre ans. C’est à la fois mesquin et dérisoire. Voyons la chose de plus près.

Tout d’abord, je m’insurge à propos de cette croix que l’on se doit de tracer sur un bulletin de vote. De toujours, le X a constitué la signature de qui ne savait pas écrire. Mais c’était aussi une vraie signature. Actuellement, anonymat garanti tout azimut, on y va de son petit chemin de croix qui s’avèrent parfois lourdes à porter. Peut-être qu’un collège d’électeurs éclairés et informés nous choisirait un gouvernement vraiment au service de la population.

La démocratie - gouvernement par le peuple - a été instituée il y a au-delà de deux mille cinq cents ans en Grèce. Un grand essayiste et penseur québécois, Pierre Vadeboncoeur, a déjà salué l’avènement du Bloc Québécois comme étant la seule avancée véritable de la notion de démocratie depuis des millénaires. Des gens se proposent comme candidats en n’ayant pas le but ultime de prendre le pouvoir. Voilà qui en a bousculé plusieurs. Des gens étaient bien d’accord, et s’y donnaient corps et âme, dans l’idée de représenter leurs concitoyens, et jamais ils n’incarneraient le vrai pouvoir qui consiste à faire des lois. Voilà qui est dit.

 
LE BÉABA DE LA SAGESSE PDF Imprimer Envoyer

LE  BÉABA  DE  LA  SAGESSE

Par Réjean BONENFANT

Les animaux le savent et en tiennent compte. Chat échaudé craint l’eau froide. Si au moins les humains savaient en faire autant. Ces derniers ne semblent pas apprendre de leurs erreurs. Il y a des limites à utiliser notre bonne vieille planète à mauvais escient. On creuse des tunnels, on fore des puits, on harnache des rivières, on fait fondre la calotte glaciaire. Quand donc apprendra-t-on de nos erreurs ? L’image de la petite maison blanche du Saguenay, qui s’est trouvée orpheline après que la rivière, des décennies après avoir été détournée, soit simplement retournée dans son lit naturel, devrait toujours être présente à nos mémoires.

Nous regardons tous, pantois, ce qui se passe actuellement au Japon. Je sais qu’il n’y a rien à faire pour contrer les secousses sismiques : la planète est vivante et il arrive qu’elle se rappelle à notre bon souvenir avec ses volcans et ses mouvements de plaques tectoniques. Le Japon a une longue histoire de catastrophes sismiques. Le poète Paul Claudel a immortalisé le tremblement de terre du 1er septembre 1923 alors qu’il était ambassadeur de France au Japon, séisme qui a fait au-delà de 100,000 morts. Depuis, jusqu’à la récente tragédie de Fukushima Daiichi, il y a eu des dizaines de séismes majeurs au Japon.

 
La détresse ordinaire PDF Imprimer Envoyer

LA  DÉTRESSE  ORDINAIRE

Par Réjean BONENFANT

Laissons un peu de côté les grands enjeux, les gaz de schiste, les commémorations haïtiennes et l’industrie de la corruption. Et les politiciens à juste titre démonisés. Nous y reviendrons, c’est promis. Donnons la parole en ce jour au gros bon sens, à tous ces petits irritants qui ne méritent pas vraiment de grosses montées de lait ou de coups de griffes acérées, mais qui contaminent tout de même notre quotidien. Il y a une certaine bêtise qui se trouve actuellement banalisée et dont personne ne parle.

 
L'allaitement dans un lieu public PDF Imprimer Envoyer

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L’ALLAITEMENT DANS UN LIEU PUBLIC

Par Gabrielle GAGNON

Le 29 décembre dernier, j’ai mis au monde mon troisième enfant. Vous comprendrez que je suis submergée, entre les boires, les changements de couches (2 des 3 sont encore aux couches), le lavage, les bains…

Comme mes deux autres enfants, j’ai choisi l’allaitement maternel. Forte de mes expériences précédentes, c’est avec beaucoup de confiance que je donne le sein à mon p’tit bout’ chou. Car il faut quand même le dire, ce n’est pas toujours facile, les débuts de l’allaitement. Personnellement, j’ai eu la chance extraordinaire d’être très bien conseillée et encouragée lors de mon premier bébé, et si cela n’avait été du support de mon mari, de l’infirmière passionnée du CSSS et d’une bonne amie, il est évident que je n’aurais pas persévéré en ce sens. À toutes celles qui se demandent si elles vont choisir le biberon ou le sein pour leur bébé, je tiens à vous dire que l’effort nécessaire pour apprendre les rudiments de l’allaitement en vaut la peine. Que ce soit au niveau de l’attachement ou du bienfait des anticorps que vous transmettez dans le lait, je ne vois que des avantages.

 
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