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Opération Harmattan PDF Imprimer Envoyer

alt Opération Harmattan :

pro Libye ou pro France ?

Par Alexandre CLAUDE

Le conseil de sécurité de l’ONU réunie à New-York a adopté la résolution 1973 dans la nuit du 17 au 18 mars dernier par un vote de 10 voix sur 15, l’Allemagne refusant particulièrement de participer à cette résolution qui autorise le recours à la force contre l’armée de Mouammar Kadhafi. Le but ne serait pas d’atteindre le général Kadhafi, ni de le chasser, mais plutôt de protéger les civils en créant une zone d’exclusion aérienne et en « utilisant toutes les mesures nécessaires » pour y arriver. En d’autres mots, en commettant des actions militaires. C’est cette partie de la résolution qui place l’Allemagne en totale opposition avec la France. En effet, l’Allemagne soutient les sanctions économiques qui frappent notamment la banque centrale libyenne et certains avoirs de membres du régime, mais elles refusent les actions militaires. L’Inde, qui s’est abstenue également, appelle à la fin des raids de la coalition, jugeant, comme la Chine et la Russie, certaines frappes non-ciblées. Le Brésil s’est aussi abstenu, mais aucun d’entre eux n’a osé voter contre, ni utiliser, pour le cas de la Russie et de la Chine, leur droit de veto. Les Américains et plusieurs autres pays du conseil ont longtemps hésité à utiliser la force, malgré l’insistance de la France et de la Grande-Bretagne, mais c’est surtout le fait que la Ligue arabe et l’Union africaine se soient montrées favorables, peu avant le vote, à une telle résolution qui a fait tourner le vent de bord. Ainsi, la Ligue Arabe et l’Union africaine se sont positionnées par rapport aux massacres commandés par Kadhafi pour reprendre les territoires rebelles. Toutefois, ils se méfient d’une invasion à l’image de l’Afghanistan ou d’une guerre commandée par l’OTAN et condamnent toutes actions faites contre des cibles non-militaires.

 
DÉGAGE ! PDF Imprimer Envoyer

DÉGAGE !

Par Brian BARTON

Depuis la révolte en Tunisie, les médias, qui ne s’intéressent aux événements internationaux que lors des moments dramatiques, nous ont fait suivre de près les révoltes des peuples contre leurs dirigeants dans d’autres pays du Maghreb et du Moyen-Orient. La situation est présentée surtout comme un rejet des dictatures, un désir d’installer « la démocratie » selon le concept occidental, avec l’accent mis uniquement sur des « élections libres », sans regarder d’autres critères comme la participation active à la prise de décisions.

Il est vrai que le monde se trouve à une période charnière, qui aura des conséquences sur toutes les populations du monde, y compris la nôtre.

Pourquoi ces soulèvements généralisés ont-ils lieu dans ces pays actuellement ? Il est évident que les manifestants qui descendent dans les rues veulent en finir avec les pouvoirs en place. Mais on remarque que ce sont surtout les jeunes qui manifestent, et qu’ils sont en colère à cause du manque d’emploi, du blocage politique, de la corruption et du manque d’avenir. De plus, la hausse rapide des prix, qui atteignent les niveaux de la crise alimentaire de 2007-2008, frappe durement les familles.

 
Birmanie PDF Imprimer Envoyer

 

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 BIRMANIE

Par Alexandre CLAUDE

Les frontières birmanes sont le legs des Britanniques qui ont colonisé par la voie des armes cette région en imposant leurs lois et leur volonté. Après trois guerres anglo-birmanes, les Anglais ont conquis la Birmanie en 1886 jusqu’à la Deuxième Guerre mondiale. C’est après avoir été annexés de force à l’Inde et après avoir pratiqué une guérilla de plus en plus constante et généralisée que la Birmanie fut libérée des Anglais grâce aux Japonais, alors ennemis de ces derniers durant le terrible conflit mondial. Au lendemain de la guerre, la Birmanie proclama son indépendance, le 4 janvier 1948, et refusa de faire partie du Commonwealth.

Les Birmans sont l’ethnie dominante du pays et forment 75 % de la population, mais lesdites frontières léguées par les Britanniques incluent plus d’une centaine d’ethnies. Les Shans (11% de la population totale), les Karènes (5%) et les Kachins (2,5%) sont trois ethnies qui refusent particulièrement la domination de l’élite militaire birmane. Ainsi, ils se sont rebellés plusieurs fois dans l’histoire du pays.

 
Zapatistes PDF Imprimer Envoyer

alt Zapatistes

 Par Alexandre CLAUDE

 

alt Origine du mouvement

En 1810, un curé créole du nom de Miguel Hidalgo incita le peuple mexicain à la rébellion en l’appelant à prendre les armes contre la couronne française, victorieuse de l’Espagne et de ses colonies. Très vite, une armée hétéroclite et désordonnée, composée de villageois créoles (Espagnols nés au Mexique, équivalent du terme canadien durant la période de la Nouvelle-France) et métis ainsi que d’indigènes se constitua. À cette époque, l’ennemi de ce jeune peuple portait le nom de Joseph Bonaparte, le frère ainé de Napoléon Bonaparte, car il gouvernait Naples, l’Espagne et ses possessions territoriales. Cependant, ce héros révolutionnaire en froc fut exécuté un an après son appel aux armes par les troupes espagnoles au service de la France. Loin de freiner la grogne du peuple, cette exécution a attisé le feu de la révolution, qui était trop violent pour s’éteindre par la mort d’un héros devenu ainsi martyr. L’affirmation de l’identité nationale et la quête d’autonomie des peuples du Mexique les ont poussés à continuer la révolution jusqu’à la victoire décisive le 4 octobre 1824. Toutefois, les inégalités demeurent, car ce n’est que certains Créoles bourgeois et quelques rares Métis qui ont pu occuper les postes d'élite réservés alors aux Espagnols nés dans la métropole.