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Journal d’un 15 septembre PDF Imprimer Envoyer

Journal d’un 15 septembre 

Par Réjean BONENFANT

Parlant de la souveraineté du Québec, Gaston Miron avait  coutume de dire « Ça ne finira pas toujours par ne pas arriver ». C’est probablement la plus belle définition du caractère inéluctable de notre projet de pays. De ce qui doit advenir.

S’inspirant d’une vieille sagesse chinoise qui affirmait que, lorsqu’un homme pointe la lune, le sage regarde la lune, alors que l’idiot voit le doigt, Miron transposait cette image dans le Québec où nous vivons. Il disait: « Quand un homme pointe l’indépendance, le sage regarde la souveraineté. L’idiot regarde le PQ ». C’était bien avant les cris et déchirements auxquels nous assistons actuellement.

Avec les bouleversements que nous avons connus depuis quelques mois dans les cohortes souverainistes, force nous est d’admettre que plus personne n’attend l’indépendance avec les seules vertus du Parti Québécois. Tout le monde veut mettre l’épaule à la roue, apporter son petit grain de sable. Ce simple petit grain de sable, destiné à ériger le monument du Québec souverain, il arrive qu’il se perde dans les méandres et les mécanismes. Qu’il enraye la machine. La fragmentation des purs et durs est le signe d’une grande vitalité. Nous assistons actuellement à l’émergence d’une multitude de chefs naturels issus de tous les horizons.

 

 
Hausse des frais de scolarité : montons d’un cran! PDF Imprimer Envoyer

alt Hausse des frais de scolarité : montons d’un cran!

Par Paolo PHILPOT

Les étudiant(e)s se préparent à monter au front dès cet automne pour mener la très noble et légitime lutte contre la hausse des frais de scolarité.

Les fédérations étudiantes s’opposent à la hausse des frais parce que cela réduira l’accessibilité aux études et parce que les étudiants ne seront pas en mesure de payer cette facture en raison de leur endettement grandissant.

Les étudiants s’engagent dans une guerre de tranchées contre le gouvernement, laquelle s’inscrit essentiellement dans une dynamique gauche/droite. Il s’agit ici d’un débat idéologique entre les étudiants et le gouvernement. Afin de faire reculer le ministre québécois des Finances, Raymond Bachand, il faudrait qu’un soulèvement généralisé des étudiants voie le jour, et qu’il soit appuyé massivement par la population et même là, ce sera difficile. L’argumentaire et la stratégie étudiante, comme elle se présente actuellement, ne permettront pas d’en arriver à un tel aboutissement. Les étudiants ont intérêt à ratisser plus large et à appliquer une stratégie et un argumentaire capables d’interpeller plus de gens. 

 
Le Mur PDF Imprimer Envoyer

Le Mur

Par Olivier GAMELIN

Dès ma descente de l’avion, je fus escorté par une brigade de douaniers en treillis militaire armés de pied en cap. À en juger par leur jeune âge (certains soldats étaient imberbes et flottaient dans leur uniforme trop grand), je doutai de leur capacité à défendre qui que ce soit. M’enfin. Le soleil plombait sur le tarmac ses rayons de plomb durci, faisant briller de tous leurs feux le métal des armes de poing et des poignards. Même si cette ferraille m’entourait poliment, je ne m’en inquiétai pas outre mesure, sachant que le pays où je débarquais n’avait rien à envier aux plus mauvaises prisons à ciel ouvert de la planète. Les attentats à la bombe étaient nombreux, quasi quotidiens depuis le début des évènements qui m’amenaient ici. Sans attendre, on me mena donc sur le site où mes travaux devaient commencer. À bord d’un jeep kaki à la fenestration blindée, nous traversâmes des villages rustiques où s’érigeaient des miradors bétonnés, mitrailleuses au fond des meurtrières, fils barbelés entre les dents. Les routes étaient désertes, les gens terrés, volets fermés, des impacts de balles ici et là sur la façade des immeubles. Jamais je n’avais ressenti la froideur d’une mire anonyme pointée sur ma personne ; je détestai cette sensation, comme si on enfonçait à distance une aiguille dans la bulle de mon intimité, un viol, en quelque sorte, subi journellement par les villageois des territoires occupés.

 
Pour une Alternative Socialiste au Capitalisme Globalisé (2e partie) PDF Imprimer Envoyer

Pour une Alternative Socialiste au Capitalisme Globalisé

(2e Partie)

Par Jean MARCAURELLE

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À la recherche des premières communautés

Il serait utile, avant de poursuivre cet essai, de rappeler qu'au stade de l'état sauvage de l'humanité, l'appropriation des produits de la nature, que ce soit le gibier ou la végétation, s'accomplissait avec des outils naturels à peine transformés, que l'on pense à la lance, l'arc et la flèche. Les premières communautés humaines étaient caractérisées par une division du travail embryonnaire : par la procréation entre l'homme et la femme d'une part et par la répartition des tâches de survivance entre les membres du groupe nomade d'autre part. Les produits recueillis appartenaient au groupe et étaient consommés rapidement sans pouvoir être accumulés et possédés à titre privé. Au plan social, l'individu ne se distinguait pas vraiment du clan en ce sens qu'il ne pouvait pas survivre matériellement ni spirituellement en dehors de lui. Les rituels naturels surnaturels que créaient ces communautés primitives homogènes favorisaient une forme de solidarité à la fois sécurisante et contraignante. Cette période économique qualifiée de « prédation » fera place graduellement à une période économique de « production ».

 

 
Chronique philosophique PDF Imprimer Envoyer

Chronique philosophique

Conversation à la taverne du Vatican

Par Jacques SENÉCAL

Lors d’une conférence en philosophie, je soulignais le fait qu’il me serait plus agréable de prendre une bière avec le Dalaï Lama plutôt qu’avec l’austère pape Benoît XVI, chef de l’Église catholique romaine.

Un collègue me faisait remarquer que, contrairement à ce qu’il a l’air, le pape actuel, J. A. Ratzinger, Allemand d’origine et même Bavarois jusque dans l’âme, aimait bien les festives rencontres bien arrosées. Étonnant !

Je suis effectivement allé prendre une bonne bière avec sa sainteté le pape Benoît XVI à la brasserie du Vatican. Vous connaissez peut-être sa fameuse lettre du 13 mai, écrite et lue à l'occasion du 30e anniversaire de la fondation de l'Institut pontifical Jean-Paul II pour les études sur le mariage et la famille ? Puisqu’elle alimente des positions théologiques très conservatrices, j’ai invité Benoît à la brasserie du Vatican pour qu’il puisse répondre à quelques-unes de mes questions. Devant un bock de Beck’s allemande bien fraîche, on a parlé, badins tous les deux, de la théologie du corps et de l'amour. Il semblait très heureux de cette invitation, malgré le protocole auquel il a dû se soustraire avec beaucoup d'humour et de ruse. Surprenant bonhomme !

Voici un extrait de la conversation entre Benoît XVI et votre humble serviteur.

 
À la chasse à la garderie PDF Imprimer Envoyer

alt À la chasse à la garderie

Par Joëlle MARCOTTE              

Jusqu’à tout récemment, je n’avais pas été confrontée à une problématique que traversent la plupart des parents de jeunes enfants : la sélection d’un service de garde. Depuis que j’y ai plongé le nez, je constate que l’information est peut-être trop peu distribuée quant aux différentes solutions qui nous sont offertes.

En premier lieu, il y a les convoités CPE (Centre de la petite enfance). Les places offertes sont à contribution réduite (7$/jour/enfant), il y a généralement plus d’une éducatrice et un nombre variable d’enfants. Des programmes éducatifs, des installations spécialisées et des éducatrices diplômées sont au service des parents et des enfants. Inutile de vous dire que les listes d’attente sont remplies et que mes chances d’avoir deux places en même temps dans le même CP E sont aussi réduites que leur coût. (http://www.aqcpe.com/)

 
Les Artisans du fjord PDF Imprimer Envoyer

Les Artisans du fjord est une coopérative de travailleurs située à Sainte-Rose-du-Nord, à l’entrée du fjord du Saguenay au Québec, spécialisée en charpente traditionnelle. Ce regroupement utilise la « vieille technologie », c’est-à-dire les méthodes ancestrales datant de plus de 1000 ans ! Leur devise : gardiens de la tradition. J’ai rencontré Olivier Hudon pour avoir davantage de détails…

Par Jean-François VEILLEUX

JF : Bonjour Olivier ! Tout d’abord, peux-tu m’expliquer l’origine et les objectifs de votre coopérative ? (Comment et où vous vous êtes rencontrés, vous êtes combien, etc.)

O : Nous nous sommes rassemblés il y a 7 ans, en 2004, pour créer une communauté de travailleurs passionnés par les métiers traditionnels et nous sommes aujourd’hui 8 membres. Notre équipe de charpente est à Ste-Rose-du-Nord, nous construisons des maisons de bois rond et en « timber frame », des troncs d’arbres presque complets.

 
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