
JOIGNEZ-VOUS À NOS CHRONIQUEURS ET EXPRIMEZ-VOUS SUR LA SOCIÉTÉ QUÉBÉCOISE, PARTICIPEZ À LA MOBILISATION.
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La naissance du Canada et le pacte de 1867
Par Jean-François VEILLEUX
« De 1850 à 1860, le Canada-Uni se trouve plongé dans une grande crise politique. En dix ans, le gouvernement change dix fois et aucun d'eux n'arrive à garder le pouvoir. Les principaux partis de Canada-Est étaient les Bleus de George-Étienne Cartier [1814-1873] et les Rouges nationalistes d'Antoine-Aimé Dorion [1818-1891]. Au Canada-Ouest, les partis étaient les Tories de John A. Macdonald et les Grits de George Brown. Brown déclara que la seule façon de sortir de l'impasse était de reconnaître la population supérieure du Canada-Ouest (l'Ontario) et réclama la reconnaissance du principe de «Rep by Pop» »[1] qui accorderait plus de députés au Haut-Canada.
Pour ne pas être politiquement isolé, G.-E. Cartier, ancien Patriote radical élu à Verchères en 1848 et devenu le chef des réformistes du Canada-Est, défend avec énergie les Canadiens-français. Devenu copremier-ministre avec John A. Macdonald de 1857 à 1862, il se joignit à la coalition en appuyant le projet fédératif dès 1858, année où il présente le projet d'une fédération des provinces à la reine Victoria. Déjà en 1856-1857, voulant mettre fin à la rivalité entre Montréal, Toronto et Kingston, celle-ci avait décidé que la ville d’Ottawa devienne la capitale nationale du Canada-Uni.
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10 choses à savoir
sur la rentrée parlementaire
Jean-François VEILLEUX
Après le « printemps arabe », peut-être verrons-nous enfin émerger en Amérique du Nord « l’automne Québécois » !? Chose sûre, la rentrée parlementaire du 20 septembre prochain promet d’être mouvementée voire entièrement perturbée. Voici un court survol des forces en présence et des défis qui attendent le Québec, sa population et son gouvernement dans les plus brefs délais.
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Déclaration du
Mouvement Québec français
Nous, citoyennes et citoyens regroupés dans le Mouvement Québec français, lançons un appel pressant à la mobilisation et à l’action!
Au regard des faits, la situation actuelle du français est claire : le pouvoir d’attraction de l’anglais reste largement supérieur à celui du français. Le français n’est pas la langue commune. Alors que la population francophone est maintenant sous les 50 % à Montréal et sous les 80 % dans l’ensemble du Québec, il est impérieux qu'un mouvement national pour le français voit le jour.
Nous avons joué à l’autruche assez longtemps, il est urgent que le débat linguistique se fasse partout au Québec car l’anglicisation a déjà un impact important dans l’ensemble de notre territoire.
Il ne faut plus accepter que les employés de toutes les régions et les travailleurs issus de l’immigration voient leur droit de travailler en français bafoué même quand leurs emplois ne nécessitent pas de communication avec l’extérieur du Québec.
Nous dénonçons le surfinançement des cégeps, des universités, des hôpitaux et des autres institutions anglophones à Montréal, qui se fait au détriment du financement gouvernemental de ces institutions dans les autres régions.
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J'AURAIS VOTÉ OUI MAIS J'ÉTAIS TROP PETIT
Douzes jeunes, qui n’avaient pas encore 18 ans au moment du referendum de ’95, s’expriment sur la question de l’indépendance du Québec. Ils ont maintenant entre 18 et 30 ans et décrivent avec autant de subtilité que d’ardeur leur sentiment indépendantiste.
Tout a commence par un spectacle présenté le 5 novembre 2010 sur la scène du Théâtre Plaza, à Montréal. Tous y déclamaient leurs discours et leurs mots ont fait vibrer la salle.
Le projet de publier ces textes s’est imposé à toute l’équipe. Editas est fière de participer à l’aventure !
Depuis, les jeunes ont entrepris de presenter ce spectacle sur d’autres scènes et préparent une tournée de rencontres dans les cégeps et universités du Québec.
François St-Louis, président du Mouvement souverainiste du Québec et maître d’oeuvre du spectacle, signe l’avant-propos du livre.
Gilles Laporte, historien, professeur et Patriote de l’année 2010-2011, en signe la preface.
Collectif de 12 auteurs
135 pages, 5 x 7
Distributin ADL : (514) 525-4442
EDITAS
(514) 842-3900 /
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Relations de presse : Claude-Émilie Marec (514) 982-0785
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LA NOUVELLE ÈRE
Par Réal NOËL
Au lendemain de cette élection, que l’on pourra bientôt cataloguer comme première pierre d’une Révolution sociale d’envergure, prenez votre mal en patience mes frères et mes sœurs, les quatre prochaines années seront dévastatrices sur le plan social et culturel. Laissez-moi vous rappeler quelques-unes des idées conservatrices qui avaient été stoppées par l’opposition et qui seront appliquées avec un zèle archaïque que l’on reconnaît bien au Parti conservateur et à son grand nounours, notre divin Monsieur Harper : on parle ici d’éliminer le registre des armes à feux, de renouveler l’équipement militaire canadien selon ses poussées d’hormones, la loi sur les jeunes contrevenants (qui enverra des jeunes de 18 ans, qui bien sûr ont commis des crimes, en prison avec les détenus endurcis des pires prisons carcérales), ce sera la course à la dérèglementation pour tout ce qui peut toucher l’environnement, les sables bitumineux, le développement du Nord, tel le Klondike, sans aucune intention de construire en fonction d’y rester. Ce n’est plus qu’une industrie nomade qui parcourt les différentes richesses du pays pour les arracher du sol avec les plus gros moyens possibles et le plus rapidement possible, évidemment. Voilà la première grande pierre de la consternation générale, celle qui mutera le désir de changement en action; les Québécois sont indulgents et accommodants, ils ne réagiront que s’il est certain qu’il n’existe absolument aucune autre possibilité. Souvent, on a tapé sur les souverainistes en prétendant qu’ils voulaient isoler le Québec du monde avec l’indépendance; désormais, pendant ces quatre longues et interminables années, vous verrez plus que du changement. L’absence de changement.
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Pour une alternative socialiste au capitalisme globalisé
(1ère Partie)
Par Jean MARCAURELLE
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Afin de faire suite aux articles de Jacques Senécal et de Pierre Foisy s’inscrivant dans la série « Sur le socialisme », il nous revient maintenant de relever le défi de traiter des aspects sociopolitiques du capitalisme globalisé, de ses racines historiques et de l’alternative socialiste qui est née au sein du système de libre entreprise depuis plus de 150 ans. Pour ce faire, nous sommes guidés non seulement par des valeurs humanistes, mais également par la logique implacable de la finitude des ressources de la planète que nous habitons et du traitement réservé à cette dernière au regard de la satisfaction des besoins de l’espèce humaine.
L’angle par lequel nous aborderons notre sujet est celui de l'étude d’un antagonisme croissant entre deux conceptions du développement de la production de biens et services et de leurs échanges. Nous démontrerons à quel point l’économie s'est d’ores et déjà métamorphosée en une fin en soi plutôt qu’en un moyen pouvant répondre aux besoins essentiels de l’humanité.
Pour y parvenir, nous trouvons essentiel de nous attarder aux aspects sociologiques de l’histoire du capitalisme. En ce sens, l'essai L'Impasse de la Globalisation, du regretté sociologue Michel Freitag, nous a particulièrement inspirés. Dans ce livre hors du commun, cet auteur nous fait part de la supplantation graduelle de l’économie traditionnelle, soit une économie centrée sur la communauté de vie, par la chrématistique généralisée, soit « l’art » individualiste de faire et d’accumuler à l'infini de l’argent ou de la richesse.
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La colonie colonisée
et Québec… ma patrie… solidaire !
Deuxième partie
Par Pierre FOISY
Cet article est le deuxième d’une série de textes qui interroge l’histoire du développement des idéologies et des alternatives socialistes à travers les luttes ouvrières et l’apparition de classes sociales issues des confrontations avec les forces du capital au Québec.
Le texte paru dans le numéro précédent du Volontaire, abordait le passage d’une économie locale de survivance à celle d’une économie capitaliste mondiale qui s’est développée depuis la colonie de la Nouvelle-France jusqu’au-delà de la Conquête par les Britanniques. Les pouvoirs seigneuriaux, cléricaux puis anglais ont établi un cadre constitutionnel, économique, social et clérical qui a fait naitre différentes idéologies chez les groupes nationalistes et chez les premières associations ouvrières.
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